Cinq années se sont écoulées depuis la lutte héroïque des étudiant-es lors du « Printemps érable ». Ce magnifique mouvement de la jeunesse avait secoué la province jusque dans ses fondements et s’est clôt avec la défaite du Parti libéral et l’annulation de la hausse des frais de scolarité. Cependant, cinq ans plus tard, l’austérité continue à un rythme soutenu, et les libéraux sont bien en selle au pouvoir. Le cinquième anniversaire du Printemps érable est l’occasion pour nous de revoir ces événements historiques et de souligner les leçons de ce mouvement extraordinaire.

En septembre 2016, nous écrivions dans ce journal : « la présidentielle de 2017 ne sera pas une élection normale précédée d’une campagne normale. » C’est désormais si évident que même les « experts » des grands médias ont fini par le comprendre. Pour ce faire, ils ont dû renoncer à bon nombre de leurs certitudes. Parfois, l’un d’eux craque et s’écrie : « On est incapable de prévoir quoi que ce soit ! » Ses collègues, autour de la table, n’osent le contredire : eux aussi ont écrit des dizaines d’articles sur « l’inévitable » duel entre Hollande et Sarkozy (ou Valls et Juppé, etc.), puis sur la victoire « quasi certaine » de François Fillon…

Le syndicat des travailleurs municipaux de Florianopolis (Sintrasem) au Brésil, est attaqué par la ville et la justice. La grève entamée par les travailleurs contre les mesures dégradant les droits acquis et diminuant les salaires et les pensions, votées par le maire Gean Loureiro (PMDB), a été déclarée illégale par la Cour régionale du travail, qui a ordonné la fin de la grève ainsi qu’une amende de R$15.000,00 (€4500), tout en rendant secrets les actes des délibérations ! Un scandale ! Comme s’il s’agissait d’une affaire pénale contre un gang criminel…

Le Centre culturel islamique de Québec a été victime d’un acte haineux, peu avant 20h dimanche soir, lorsqu’un homme a ouvert le feu sur les fidèles réunis pour la prière, faisant six morts et huit blessés, dont six se trouvant dans un état critique. Trente-neuf autres personnes rassemblées pour la prière de la nuit s’en sont sorties indemnes. La Riposte socialiste condamne vigoureusement ce lâche attentat à l’encontre de la communauté musulmane, et offre ses condoléances et sa solidarité aux victimes et à leurs proches.

Le mouvement #blacklivesmatter montre clairement que, malgré la lutte pour les droits civiques, les inégalités et le racisme sont toujours florissants en Amérique. De nombreux jeunes cherchent des réponses et comment changer la société. En tant que marxistes, nous nous trouvons en première ligne des luttes contre toutes les formes de discrimination. Nous pensons que pour réussir, ces luttes doivent se mener en parallèle avec celles de la classe ouvrière unifiée, contre le capitalisme et pour le socialisme. Nous proposons d’analyser ici les réussites et les échecs d’une des expériences les plus inspirantes du mouvement ouvrier.

La victoire de Donald Trump a envoyé une onde de choc aux quatre coins du monde. Le Washington Post évoque un événement « cataclysmique ». Il faut dire que ce quotidien américain avait, des mois durant, annoncé une « confortable » victoire de Clinton, comme l’avaient d’ailleurs fait la plupart des « experts » des autres grands médias. Clinton était leur candidate, la candidate de l’establishment. Elle avait le soutien des sections décisives de la classe dirigeante américaine, qui considéraient le milliardaire populiste et réactionnaire Donald Trump comme trop instable, imprévisible et provocateur.

Aujourd’hui, pour le 99e anniversaire de la révolution russe, nous republions cet article d’Alan Woods, écrit pour la préface à L’Histoire de la révolution russe de Léon Trotsky, que les éditions britanniques Wellred ont republié en 2007.

Lundi 31 octobre, à Turbat au Baloutchistan, la maison du camarade Zareef Rind a été attaquée par des inconnus armés. Son jeune frère de 18 ans Hasil Rind Baloch – un militant de l’Organisation Etudiante Baloutche (BSO) – a été tué d’une balle dans la tête. Cependant, il est évident que la cible réelle de cette attaque était Zareef Rind qui, vivant habituellement à Karachi, était dans la maison non loin de son frère quand celui-ci a été tué. Puisque son jeune frère lui ressemble beaucoup, les assaillants auraient tiré sur la mauvaise cible.

De temps à autre, un journaliste exalté croit pouvoir annoncer l’imminente « reprise » de l’économie française. Dans un acte de foi plus que de science, certains avaient vu en 2016 l’année d’une possible « résurrection » de la croissance. Au final, l’Insee l’estime à 1,3 %, après 1,2 % en 2015. Hélène Baudchon, économiste chez BNP Paribas, table sur 1 % en 2017. [1]

La présidentielle de 2017 ne sera pas une élection normale précédée d’une campagne normale. Ces dernières décennies, ce scrutin consistait en général en un duel annoncé entre le candidat du PS et un candidat de la droite traditionnelle. Cette norme, cependant, a connu une première exception le 21 avril 2002, lorsque Jean-Marie Le Pen éliminait Lionel Jospin (PS) dès le premier tour.

Dans les regards des membres de l’aile droite du parti travailliste, à la sortie de la conférence du parti de samedi [le 24 septembre], on lisait facilement leur état de choc. Leur rêve d’une victoire d’Owen Smith, le soi-disant candidat de « l’unité », avait été réduit en poussière. Cela a créé une situation de crise et de désarroi au sein de l’aile droite du parti. Bien que plusieurs avaient déjà concédé la victoire à leur adversaire, ils espéraient tout de même pouvoir réduire la marge de victoire de Jeremy Corbyn. Mais rien n’est venu atténuer leur lamentable échec.