La révolution bolivarienne au Venezuela est confrontée à l’une de ses plus graves crises depuis l’élection de Chavez en 1998. Pendant 40 jours, le gouvernement a été l’objet de protestations violentes quasi continues, menées par l’opposition de droite, et combinées aux provocations de Washington et des gouvernements de droite latino-américains. Le but est clair : renverser le gouvernement par tous les moyens.

L’élection présidentielle la plus chaotique de la Ve République vient d’accoucher d’un nouveau chef de l’Etat. A l’issue du premier tour, on connaissait déjà le vainqueur du deuxième. Des millions d’électeurs de gauche se sont faits violence et sont allés voter pour Macron afin d’assurer la défaite de Marine Le Pen. Il faut dire qu’aucun dirigeant de gauche ou syndical ne leur proposait une alternative concrète ; la plupart ont même appelé à voter pour le candidat d’En Marche ! Cependant, les 20,7 millions de suffrages qui se sont portés sur Macron n’ont pas de signification politique positive. Lorsqu’on mélange des voix qui, au premier tour, s’étaient portées sur Fillon, Macron, Hamon ou Mélenchon, on obtient rien de plus qu’une masse informe, sans physionomie de classe.

Selon ses propres dires, Emmanuel Macron ne serait « ni de droite, ni de gauche ». Cette posture transcendantale avait pour objectif d’attirer des électeurs confus de tous les bords. Il y est parvenu – grâce à la profonde crise du PS et des Républicains. Mais lorsqu’on analyse à la fois le parcours et le programme de Macron, il ne fait aucun doute que le probable futur président de la République est de droite, c’est-à-dire un défenseur des intérêts de la classe dirigeante et un ennemi acharné de notre classe.

De nouvelles révélations montrent que la corruption coule dans les veines de la politique brésilienne. Une enquête portant le nom « Opération Lava Jato» - un réseau de blanchiment d'argent et de corruption lié à l'entreprise publique Petrobras et à un certain nombre de politiques - est en cours depuis 2014. Pas plus tard que la semaine dernière, cette enquête a mené à une nouvelle vague d'accusations contre d’autres membres du Congrès. Tous les partis politiques sont impliqués dans le scandale. La gangrène de l’Etat brésilien est claire pour tout le monde.

Les résultats du 1er tour de l’élection présidentielle ouvrent une nouvelle phase de la crise politique en France. Comme en avril 2002, le deuxième tour opposera la droite à l’extrême droite. Mais bien des choses ont changé depuis 2002. La crise économique de 2008 est passée par là. La probable victoire d’Emmanuel Macron, dans deux semaines, ne débouchera pas sur la relative stabilité politique dont Chirac avait bénéficié dans la foulée de sa victoire en mai 2002.

L’énorme succès de la campagne électorale de Mélenchon a plongé de nombreux journalistes et «experts» dans un état de stupéfaction mêlée d’effroi. Ils lèvent les bras au ciel: «Qui aurait pu prévoir, il y a un mois à peine, que Mélenchon serait en position de se qualifier au deuxième tour de la présidentielle? Personne!»

Dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, la marine américaine a lancé une série d’attaques de missiles sur la base aérienne de Shayrat, dans la province de Homs, en Syrie. Sept personnes auraient été tuées et plusieurs avions de combat auraient été détruits ou endommagés.

Sans aucune enquête et sans se préoccuper du soutien d’une quelconque institution internationale, Trump a lancé une frappe unilatérale contre les forces du gouvernement syrien, contredisant complètement ses positions récentes contre une intervention en Syrie.

Cinq années se sont écoulées depuis la lutte héroïque des étudiant-es lors du « Printemps érable ». Ce magnifique mouvement de la jeunesse avait secoué la province jusque dans ses fondements et s’est clôt avec la défaite du Parti libéral et l’annulation de la hausse des frais de scolarité. Cependant, cinq ans plus tard, l’austérité continue à un rythme soutenu, et les libéraux sont bien en selle au pouvoir. Le cinquième anniversaire du Printemps érable est l’occasion pour nous de revoir ces événements historiques et de souligner les leçons de ce mouvement extraordinaire.

En septembre 2016, nous écrivions dans ce journal : « la présidentielle de 2017 ne sera pas une élection normale précédée d’une campagne normale. » C’est désormais si évident que même les « experts » des grands médias ont fini par le comprendre. Pour ce faire, ils ont dû renoncer à bon nombre de leurs certitudes. Parfois, l’un d’eux craque et s’écrie : « On est incapable de prévoir quoi que ce soit ! » Ses collègues, autour de la table, n’osent le contredire : eux aussi ont écrit des dizaines d’articles sur « l’inévitable » duel entre Hollande et Sarkozy (ou Valls et Juppé, etc.), puis sur la victoire « quasi certaine » de François Fillon…

Le syndicat des travailleurs municipaux de Florianopolis (Sintrasem) au Brésil, est attaqué par la ville et la justice. La grève entamée par les travailleurs contre les mesures dégradant les droits acquis et diminuant les salaires et les pensions, votées par le maire Gean Loureiro (PMDB), a été déclarée illégale par la Cour régionale du travail, qui a ordonné la fin de la grève ainsi qu’une amende de R$15.000,00 (€4500), tout en rendant secrets les actes des délibérations ! Un scandale ! Comme s’il s’agissait d’une affaire pénale contre un gang criminel…

Le Centre culturel islamique de Québec a été victime d’un acte haineux, peu avant 20h dimanche soir, lorsqu’un homme a ouvert le feu sur les fidèles réunis pour la prière, faisant six morts et huit blessés, dont six se trouvant dans un état critique. Trente-neuf autres personnes rassemblées pour la prière de la nuit s’en sont sorties indemnes. La Riposte socialiste condamne vigoureusement ce lâche attentat à l’encontre de la communauté musulmane, et offre ses condoléances et sa solidarité aux victimes et à leurs proches.

Le mouvement #blacklivesmatter montre clairement que, malgré la lutte pour les droits civiques, les inégalités et le racisme sont toujours florissants en Amérique. De nombreux jeunes cherchent des réponses et comment changer la société. En tant que marxistes, nous nous trouvons en première ligne des luttes contre toutes les formes de discrimination. Nous pensons que pour réussir, ces luttes doivent se mener en parallèle avec celles de la classe ouvrière unifiée, contre le capitalisme et pour le socialisme. Nous proposons d’analyser ici les réussites et les échecs d’une des expériences les plus inspirantes du mouvement ouvrier.