Plusieurs millions de personnes ont participé aux manifestations de ce week-end, à Paris et dans de nombreuses villes du pays. Le gouvernement et toute la société officielle avaient appelé à y participer. Dimanche soir, Manuel Valls déclarait que le peuple s’était rassemblé « derrière le président » François Hollande. Or en réalité la grande majorité des manifestants ne voulaient pas se rassembler derrière le président,  dont la popularité, à la veille de l’attentat, était la plus basse enregistrée par un président de la Ve République. Elles voulaient exprimer leur colère, leur inquiétude, leur solidarité avec les victimes, leur refus du racisme et du fondamentalisme religieux, leur attachement à la liberté d’expression – et d’autres idées et sentiments complètement étrangers à la personne et à l’autorité de François Hollande.

تسبب الهجوم الإرهابي ضد الأسبوعية الفرنسية الساخرة شارلي إبدو في موجة هائلة من الغضب والسخط في جميع أنحاء البلاد. في مساء يوم الهجوم خرج أكثر من مائة ألف شخص إلى الشوارع في العديد من المدن. وقد تفاقم الاستياء الذي أثاره هذا العمل الهمجي بين الجماهير بحقيقة أن العديد من الضحايا كانوا ذوي شعبية كبيرة ويتمتعون باحترام عال.

PODEMOS est devenu le point focal de la politique espagnole. Aucun parti du régime ne cache sa panique face au danger du « populisme ». Plus significatif encore, les derniers mots du grand banquier espagnol Emilio Botín, communiqués à un groupe choisi de journalistes quelques jours avant sa mort, exprimaient sa préoccupation face à l’irruption de PODEMOS.

Le 25 octobre dernier, 1 million de jeunes et de travailleurs a manifesté à Rome contre le « Jobs act » – la contre-réforme du marché du travail, pierre angulaire de la politique du gouvernement Renzi pour sauver le capitalisme italien en déclin. Le même projet visant à faciliter les licenciements est réclamé par le Medef en France, le gouvernement Valls lui prêtant une oreille attentive.

La crise du capitalisme français frappe des millions de jeunes, de salariés et de retraités. Le chômage, la pauvreté et la précarité augmentent sans cesse. Les fermetures et plans sociaux se multiplient. Aux effets structurels de la crise s’ajoutent ceux d’une politique d’austérité sans précédent sous un gouvernement « socialiste ». Valls et Hollande n’ont qu’un seul impératif, qui détermine toute leur politique : défendre les marges de profit du grand patronat au détriment de l’écrasante majorité de la population. Les riches continuent de s’enrichir. Au deuxième trimestre 2014, les dividendes versés par les grands groupes français à leurs actionnaires ont augmenté de 30 %, soit 41 milliards d’euros, le chiffre le plus élevé en Europe. Au cours du même trimestre, des dizaines de milliers d’emplois ont été supprimés.

Blaise Compaoré a été poussé à la démission par une explosion révolutionnaire du peuple burkinabé. Après 27 ans de pouvoir, le président déchu du Burkina Faso voulait modifier la Constitution pour briguer un cinquième mandat. Telle fut la cause immédiate du soulèvement des masses, qui, par leur nombre et leur détermination, ont fait très clairement comprendre à Compaoré qu’il devait démissionner sans tarder. Mais il y avait des causes plus profondes à cette magnifique irruption de la jeunesse, des travailleurs et des pauvres : une misère endémique, l’enrichissement d’une minuscule élite sur le dos d’un peuple au dénuement effroyable, la corruption généralisée, la domination du pays par les impérialistes français et américains – sans oublier les grandes traditions révolutionnaires de ce peuple.

Occupy Central et les étudiants revendiquent ensemble la mise en place d’un véritable suffrage universel pour les élections de Chef de l’exécutif et du Conseil Législatif, ce qui a récemment été refusé par le Congrès National du Peuple de Pékin (CNP). A la place d’élections démocratiques du Chef de l’exécutif pour 2017 réclamées par plusieurs organisations, le Comité du Congrès National du Peuple (CCNP) a annoncé que tous les candidats devaient d’abord être approuvés par un comité. Celui-ci sera composé d’élites politiques et économiques, dont les membres seront pour la plupart directement sélectionnés par Pékin.

Les forces de l’Etat Islamique (EI) harcèlent la ville de Kobané, à la frontière turco-syrienne. Des milliers de Kurdes sont passés en Turquie dans le but d’en rapporter des armes et des fournitures. Mais l’armée turque, à la frontière, les en empêche. Sous les yeux du monde entier, la population de Kobané est menacée d’un effroyable bain de sang.

Lors d’une conférence de presse donnée le 28 août 2014, le président des États-Unis Barack Obama a admis « ne pas avoir encore une stratégie pour lutter contre les miliciens de l’Isis ». Cette confession d’Obama révèle l’impasse des États-Unis face à la nouvelle crise explosive au Moyen-Orient, suite à la progression en Irak de l’Isis [en Français : l’État Islamique de l’Irak et du Levant].

Lors d’une conférence de presse donnée le 28 août 2014, le président des États-Unis Barack Obama a admis « ne pas avoir encore une stratégie pour lutter contre les miliciens de l’Isis ». Cette confession d’Obama révèle l’impasse des États-Unis face à la nouvelle crise explosive au Moyen-Orient, suite à la progression en Irak de l’Isis [en Français : l’État Islamique de l’Irak et du Levant].