Le 30 août dernier, le premier ministre ontarien Doug Ford a annoncé qu’il forcera les universités et les collèges à appliquer une soi-disant « politique de liberté d’expression ». Soyons très clairs : cette « politique de liberté d’expression » est en fait une loi anti-manifestation, une muselière pour les étudiants qui veulent manifester de façon légitime contre les fascistes et les racistes sur les campus. Ce double discours orwellien signifie que Ford souhaite défendre la « liberté d’expression » de ses amis de droite tout en privant les étudiants et les travailleurs des campus de ce même droit.

Pour une deuxième année consécutive, a eu lieu dimanche dernier la grande manifestation contre le racisme. Les milliers de manifestants s’étaient réunis notamment pour dénoncer le gouvernement Legault et ses politiques annoncées en matière de signes religieux dans le secteur public, qui constituent une attaque évidente sur les musulmanes. Les marxistes de la Riposte socialiste étaient présents en grand nombre.

Il y a un an, le référendum sur l’indépendance de la Catalogne du 1er octobre marquait un tournant dans la situation politique catalane et à travers tout le territoire espagnol. « L’Octobre républicain » a vu les masses abruptement entrer dans l’arène politique. Cette impressionnante mobilisation de la base, qui a défié l’appareil d’État et les hésitations des dirigeants de la Generalitat (parlement catalan), est devenue l’une des plus grandes menaces qu’a connues le régime de 1978 en 40 ans d’existence.