Nos ennemis de classe ont l’habitude de se plaindre de notre terrorisme. Ce qu’ils entendent par là n’est pas très clair. Ils aimeraient qualifier de terrorisme toutes les activités du prolétariat dirigées contre les intérêts de nos ennemis de classe. La grève, à leurs yeux, est la principale méthode de terrorisme. Une menace de grève, l’organisation de piquets de grève, le boycott d’un patron esclavagiste, le boycott moral d’un traître de nos propres rangs – ils appellent tout cela terrorisme et bien plus encore. Si on conçoit de cette façon le terrorisme comme toute action inspirant la crainte ou faisant du mal à l’ennemi, alors, naturellement, la lutte de classe toute entière n’est pas autre chose que du terrorisme. Et la seule question restante est de savoir si les politiciens bourgeois ont le droit de déverser le flot de leur indignation morale à propos du terrorisme prolétarien, alors que leur appareil d’Etat tout entier avec ses lois, sa police et son armée ne sont rien d’autre qu’un appareil de terreur capitaliste!

Il n’y a pas si longtemps, l’Allemagne était vue comme un des rares pays politiquement stables. En surface, avec une forte croissance économique et une position dominante en Europe, tout semblait aller pour le mieux pour la classe dirigeante allemande. Mais cette stabilité est aujourd’hui profondément bouleversée.

Il n’y a pas si longtemps, l’Allemagne était vue comme un des rares pays politiquement stables. En surface, avec une forte croissance économique et une position dominante en Europe, tout semblait aller pour le mieux pour la classe dirigeante allemande. Mais cette stabilité est aujourd’hui profondément bouleversée.

Nous publions ci-dessous les Perspectives mondiales 2018 de la Tendance Marxiste Internationale (TMI). Ce document livre notre analyse de la situation politique mondiale actuelle et les prévisions générales à venir. Il sera discuté, amendé et adopté lors du Congrès mondial de la TMI, fin juillet, à Turin. Il a été écrit en début d'année et, bien que certains événements se soient déroulés depuis, ces développements ont confirmé notre analyse englobant la situation mondiale.

Le 1er juillet a eu lieu l’élection générale mexicaine au cours de laquelle 18 229 postes publics étaient en jeu, cette élection fut marquée par une participation massive. Cependant, de tous ces postes, le plus important était de loin la présidence. Avec plus de 89 millions d’électeurs inscrits, le niveau de participation (selon les données disponibles) fut l’un des plus élevés de l’histoire du Mexique.

Des dirigeants de plusieurs partis de la « gauche radicale », notamment en Europe, se réclament d’un « populisme de gauche ». C’est le cas de dirigeants de Podemos, en Espagne, mais aussi de dirigeants de la France insoumise. En Belgique des dirigeants du PS comme Paul Magnette ou des syndicalistes de la FGTB y font référence. Parmi les intellectuels qui ont tenté de donner un fondement théorique au « populisme de gauche », Ernesto Laclau et Chantal Mouffe occupent une place centrale.

Les conservateurs de Doug Ford viennent de gagner les élections en Ontario. Il s’agit d’une victoire de la réaction populiste de droite dans la plus grande province du Canada. Ce résultat représente également une polarisation de classe et l’effondrement du « centre ». Les libéraux de Kathleen Wynne ont été démolis et ont perdu le statut de parti officiel. Sur la gauche, le Nouveau Parti démocratique, qui s’est historiquement appuyé sur les syndicats, a obtenu le deuxième plus haut score de son histoire. Une période d’intense lutte des classes s’ouvre et il n’y a pas de place pour la complaisance.