« The ocean is rising, and we are too », pouvait-on lire sur une pancarte lors de la récente grève des jeunes pour le climat à Londres. Des jeunes partout dans le monde battent le pavé pour s’attaquer à l’enjeu le plus crucial de notre époque : la catastrophe climatique imminente. Lancées en Suède en août dernier avec les manifestations hebdomadaires d’une élève du secondaire, Greta Thunberg, les grèves des jeunes se sont rapidement propagées à l’échelle mondiale. Dans tous les pays, la situation est la même : une nouvelle génération radicalisée entre sur la scène politique et demande une intervention et un changement de système pour prévenir la destruction de l’environnement.

Des manifestations de masse et une grève générale demandant la démission du président Jovenel Moïse paralysent Haïti depuis plus de deux semaines. Ce mouvement de masse est également une réaction à la pauvreté grandissante et à la corruption. Il est une continuation directe de la grève générale de l’été 2018 contre l’augmentation des prix du carburant et des manifestations de novembre dernier liées au scandale de corruption impliquant des fonds de PetroCaribe.

Encore cette année, l’École marxiste d’hiver de Montréal a été un grand succès. Nous avons eu un nombre record de 235 inscriptions, provenant majoritairement du Québec et de l’Ontario, mais aussi de l’Ouest canadien, des États-Unis, de la France, de la Suisse, de la Belgique, d’Haïti et de l’Algérie. Cent ans après la mort de Rosa Luxemburg, l’École de cette année a été dédiée à sa vie et ses idées. La Tendance marxiste internationale tient à réclamer l’héritage de cette grande révolutionnaire marxiste contre toutes les tentatives de la présenter sous un autre visage.