Des quatre coins de l’establishment, presque tous les riches et la classe au pouvoir sont concernés par les Panama papers : d’anciens ou d’actuels chefs de gouvernement, des magnats des affaires, des célébrités... La plus grande fuite de données de l’histoire a révélé comment les élites mondiales utilisent plus de 200 000 sociétés-écrans créées par le cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca pour mettre leur argent à l’abri dans des paradis fiscaux, hors de portée de toute inspection.

Avec plus d’un million de manifestants, la mobilisation du 31 mars a confirmé le profond rejet de la loi Travail dans la jeunesse et le salariat. Le soir même, à Paris, des milliers de personnes – surtout des jeunes – participaient à la première « Nuit Debout », place de la République, dans une ambiance très enthousiaste. Depuis, la place est occupée chaque nuit.

Dans sa campagne pour l’investiture démocrate, Hillary Clinton tente de se présenter comme la championne des droits de femmes. Elle fait appel à la solidarité féminine (« sisterhood ») et à la possibilité de devenir la première Présidente américaine. Bien qu’il y ait effectivement une couche de la jeunesse qui la perçoit comme la candidate la plus progressiste du fait de son genre, beaucoup de jeunes femmes et hommes américains voient clair dans son jeu. Ils la considèrent comme faisant partie d’un establishment qu’ils haïssent de plus en plus.