Cinq années se sont écoulées depuis la lutte héroïque des étudiant-es lors du « Printemps érable ». Ce magnifique mouvement de la jeunesse avait secoué la province jusque dans ses fondements et s’est clôt avec la défaite du Parti libéral et l’annulation de la hausse des frais de scolarité. Cependant, cinq ans plus tard, l’austérité continue à un rythme soutenu, et les libéraux sont bien en selle au pouvoir. Le cinquième anniversaire du Printemps érable est l’occasion pour nous de revoir ces événements historiques et de souligner les leçons de ce mouvement extraordinaire.

En septembre 2016, nous écrivions dans ce journal : « la présidentielle de 2017 ne sera pas une élection normale précédée d’une campagne normale. » C’est désormais si évident que même les « experts » des grands médias ont fini par le comprendre. Pour ce faire, ils ont dû renoncer à bon nombre de leurs certitudes. Parfois, l’un d’eux craque et s’écrie : « On est incapable de prévoir quoi que ce soit ! » Ses collègues, autour de la table, n’osent le contredire : eux aussi ont écrit des dizaines d’articles sur « l’inévitable » duel entre Hollande et Sarkozy (ou Valls et Juppé, etc.), puis sur la victoire « quasi certaine » de François Fillon…

Le syndicat des travailleurs municipaux de Florianopolis (Sintrasem) au Brésil, est attaqué par la ville et la justice. La grève entamée par les travailleurs contre les mesures dégradant les droits acquis et diminuant les salaires et les pensions, votées par le maire Gean Loureiro (PMDB), a été déclarée illégale par la Cour régionale du travail, qui a ordonné la fin de la grève ainsi qu’une amende de R$15.000,00 (€4500), tout en rendant secrets les actes des délibérations ! Un scandale ! Comme s’il s’agissait d’une affaire pénale contre un gang criminel…