Début juin, les ouvriers de l’usine de postes à souder « JASIC Technologies », à Shenzen, ont tenté de créer un syndicat pour se défendre contre les abus de leur direction. S'en est suivie une confrontation directe avec l’Etat chinois.

Le 30 août dernier, le premier ministre ontarien Doug Ford a annoncé qu’il forcera les universités et les collèges à appliquer une soi-disant « politique de liberté d’expression ». Soyons très clairs : cette « politique de liberté d’expression » est en fait une loi anti-manifestation, une muselière pour les étudiants qui veulent manifester de façon légitime contre les fascistes et les racistes sur les campus. Ce double discours orwellien signifie que Ford souhaite défendre la « liberté d’expression » de ses amis de droite tout en privant les étudiants et les travailleurs des campus de ce même droit.

Pour une deuxième année consécutive, a eu lieu dimanche dernier la grande manifestation contre le racisme. Les milliers de manifestants s’étaient réunis notamment pour dénoncer le gouvernement Legault et ses politiques annoncées en matière de signes religieux dans le secteur public, qui constituent une attaque évidente sur les musulmanes. Les marxistes de la Riposte socialiste étaient présents en grand nombre.

Il y a un an, le référendum sur l’indépendance de la Catalogne du 1er octobre marquait un tournant dans la situation politique catalane et à travers tout le territoire espagnol. « L’Octobre républicain » a vu les masses abruptement entrer dans l’arène politique. Cette impressionnante mobilisation de la base, qui a défié l’appareil d’État et les hésitations des dirigeants de la Generalitat (parlement catalan), est devenue l’une des plus grandes menaces qu’a connues le régime de 1978 en 40 ans d’existence.

L’élection québécoise de ce lundi marque la fin d’une époque. L’appui aux deux partis de l’establishment, le PQ et les libéraux, s’est effondré et a atteint son niveau le plus bas dans l’histoire. C’est la CAQ qui en a profité, elle qui formera un gouvernement majoritaire. Mais cette élection marque aussi une polarisation à gauche avec Québec solidaire qui a plus que doublé son pourcentage du vote et est passé de trois sièges à dix. Cette situation sans précédent ouvre une nouvelle période de lutte de classe contre le gouvernement caquiste.

Nos ennemis de classe ont l’habitude de se plaindre de notre terrorisme. Ce qu’ils entendent par là n’est pas très clair. Ils aimeraient qualifier de terrorisme toutes les activités du prolétariat dirigées contre les intérêts de nos ennemis de classe. La grève, à leurs yeux, est la principale méthode de terrorisme. Une menace de grève, l’organisation de piquets de grève, le boycott d’un patron esclavagiste, le boycott moral d’un traître de nos propres rangs – ils appellent tout cela terrorisme et bien plus encore. Si on conçoit de cette façon le terrorisme comme toute action inspirant la crainte ou faisant du mal à l’ennemi, alors, naturellement, la lutte de classe toute entière n’est pas autre chose que du terrorisme. Et la seule question restante est de savoir si les politiciens bourgeois ont le droit de déverser le flot de leur indignation morale à propos du terrorisme prolétarien, alors que leur appareil d’Etat tout entier avec ses lois, sa police et son armée ne sont rien d’autre qu’un appareil de terreur capitaliste!

Il n’y a pas si longtemps, l’Allemagne était vue comme un des rares pays politiquement stables. En surface, avec une forte croissance économique et une position dominante en Europe, tout semblait aller pour le mieux pour la classe dirigeante allemande. Mais cette stabilité est aujourd’hui profondément bouleversée.

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