Plus d’un million de personnes ont manifesté à Santiago, au Chili, le 25 octobre dernier, à l’occasion de #LaMarchaMásGrandedeChile (« la plus grande marche de l’histoire du Chili »). Effectivement, la mobilisation a été encore plus importante que lors du rassemblement de clôture de la campagne du NON, à l’occasion du référendum de 1988, où un million de personnes étaient présentes. D’autres manifestations ont eu lieu dans différentes villes et communes à travers le pays, une semaine après que le gouvernement de Piñera ait déclaré l’état d’urgence, ait envoyé les soldats occuper les rues, et ait imposé un couvre-feu. Plus de deux millions de personnes ont marché contre le régime à travers le pays.

Après cette campagne électorale fédérale pénible, les résultats sont finalement sortis : tout le monde y perd. Les libéraux ont une image ternie et ont maintenant le record du gouvernement minoritaire avec le plus faible mandat de l’histoire. Malgré la faiblesse des libéraux, les politiques d’austérité proposées par les conservateurs étaient impopulaires et ils n’ont pas pu faire les gains qu’ils espéraient. Le Nouveau Parti démocratique a perdu près de la moitié de ses sièges et les verts n’ont pas réussi leur percée. Le seul parti qui peut se réjouir est le Bloc québécois. Mais par-dessus tout, c’est la classe ouvrière qui a perdu lors de cette élection. Aucune des options politiques ne suscite l’enthousiasme des électeurs.