Cet article a été publié quelques jours avant le coup d'Etat le 17 septembre. Les élections prévues le 11 octobre sont reportées à une date ultérieure de cette année 2015, mais ce texte reste toujours pertinent.

Après avoir remporté les élections du 20 septembre, Tsipras affirme qu’il dispose désormais d’un mandat pour continuer la politique engagée cet été – c’est-à-dire une politique d’austérité drastique dictée par la troïka. Pourtant, sa coalition gouvernementale (Syriza-ANEL) a perdu 416 000 voix depuis les élections de janvier.

La crise des réfugiés met en évidence certaines des horreurs de la société capitaliste. Elle révèle aussi le contraste entre la solidarité élémentaire des travailleurs et les calculs froids, cyniques, des dirigeants bourgeois en Europe et au-delà.

Le 26 août, à la fin de la manifestation pour les 43 étudiants d'Ayotzinapa enlevés par l’État il y a 11 mois, la police de Mexico a attaqué un groupe de militants qui rentraient chez eux, en blessant plusieurs. Parmi eux se trouvaient des mères des étudiants d'Ayotzinapa ainsi que des dirigeants de la Gauche Socialiste (La Izquierda Socialista – section mexicaine de la TMI) et du CLEP (Comité de Lutte des Étudiants de l’École Polytechnique).

L'accord imposé à la Grèce dans les premières heures du 13 juillet, après une nuit entière de sommet européen, ne peut être décrit que comme une capitulation humiliante. La Grèce a, dans les faits, abandonné sa souveraineté à la Troïka en échange d'aides financières conditionnelles et de vagues promesses d’envisager, plus tard, une restructuration de la dette (mais pas son annulation). Cet accord ne fonctionnera pas. Il va détruire politiquement Tsipras et Syriza et plonger encore plus la Grèce dans la récession. De plus, il a révélé des fractures profondes au sein de l'Union Européenne.

La crise grecque approche de son dénouement. C’est un moment charnière pour les travailleurs de Grèce et de toute l’Europe. En janvier dernier, les élections ont été remportées par un parti qui a promis d’en finir avec l’austérité, responsable de la ruine du pays. La victoire de Syriza a suscité beaucoup d’espoir à travers l’Europe. Précisément pour cette raison, les dirigeants politiques de Bruxelles et Berlin ont décidé d’écraser le nouveau gouvernement grec, de l’humilier, de saboter son action – et finalement de le renverser.

Le dimanche 24 mai 2015 restera une date majeure dans l’histoire espagnole. Les élections municipales et régionales se sont tenues à travers toute l’Espagne (à l’exception de la Galice, de l’Andalousie, du Pays Basque et de la Catalogne, où seules des municipales étaient organisées). Le parti de la droite, le PP (Parti du Peuple), a été délogé de la plupart de ses bastions historiques. Mais le virage à gauche de la société espagnole est surtout illustré par l’essor du parti Podemos et des fronts électoraux qu’il a conduits. Ils ont gagné à Madrid, Barcelone, Zaragoza, Corogne, Oviedo, Cádiz… Dans la plupart des grandes villes, le Parti Socialiste (PSOE) – qui n’a de socialiste que le nom – a été dépassé par Podemos, et se trouve relégué au deuxième rang sur l’échiquier politique espagnol. C’est Podemos, désormais, qui détermine l’agenda politique.

Des milliers de manifestants se sont violemment heurtés aux autorités dans le district du Linshui, à l'est du Sichouan. Les manifestants demandaient à ce que le tracé d'une future ligne de TGV passe par Linshui. Ils ont été accueillis par des matraques et des balles en caoutchouc, on signale plusieurs centaines de personnes blessées par la police et les unités tactiques. Le fait que les autorités aient eu la main si lourde sur la répression est révélateur de l'instabilité du régime.

La nouvelle de la mort de notre camarade Camilo Cahis a été un choc pour tous ceux qui le connaissaient.

Le mouvement a perdu l’un de ses plus grands militants. Camilo Cahis a été emporté par la maladie mentale dans la nuit du samedi 25 avril 2015. Nous, ses camarades, lui sommes à jamais redevables.