Du 2 au 5 mai dernier, les militants du PCF votaient pour choisir la « base commune » de discussion de leur congrès national, qui se tiendra début juin à Aubervilliers. Cinq documents étaient en lice : celui adopté (à 80 %) par le Conseil National du parti – et quatre « textes alternatifs ».

Dès leur lancement à Paris, le 31 mars dernier, les Nuits Debout ont connu un immense succès. Très vite, le mouvement a essaimé dans d’autres villes françaises.

Des quatre coins de l’establishment, presque tous les riches et la classe au pouvoir sont concernés par les Panama papers : d’anciens ou d’actuels chefs de gouvernement, des magnats des affaires, des célébrités... La plus grande fuite de données de l’histoire a révélé comment les élites mondiales utilisent plus de 200 000 sociétés-écrans créées par le cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca pour mettre leur argent à l’abri dans des paradis fiscaux, hors de portée de toute inspection.

Avec plus d’un million de manifestants, la mobilisation du 31 mars a confirmé le profond rejet de la loi Travail dans la jeunesse et le salariat. Le soir même, à Paris, des milliers de personnes – surtout des jeunes – participaient à la première « Nuit Debout », place de la République, dans une ambiance très enthousiaste. Depuis, la place est occupée chaque nuit.

Dans sa campagne pour l’investiture démocrate, Hillary Clinton tente de se présenter comme la championne des droits de femmes. Elle fait appel à la solidarité féminine (« sisterhood ») et à la possibilité de devenir la première Présidente américaine. Bien qu’il y ait effectivement une couche de la jeunesse qui la perçoit comme la candidate la plus progressiste du fait de son genre, beaucoup de jeunes femmes et hommes américains voient clair dans son jeu. Ils la considèrent comme faisant partie d’un establishment qu’ils haïssent de plus en plus.

L’annonce du projet de loi Travail a suscité une hostilité immédiate et massive. Chaque élément de cette attaque majeure contre le Code du travail a été décortiqué, commenté, vilipendé. Les réseaux sociaux ont été saturés d’appels à l’action. Très vite, l’idée d’une mobilisation le 9 mars a circulé. Et très vite, un nombre croissant d’organisations politiques et syndicales s’y est rallié. Encouragés par cette puissante vague d’indignation, des chroniqueurs de grandes radios ont accablé le gouvernement d’un humour acide. Même certains députés « socialistes » endormis depuis 2012 ont été réveillés par la clameur.

« Nos profits valent plus que leurs vies ! » : ce détournement d’un célèbre slogan anticapitaliste est le véritable credo du patronat français. Les travailleurs subissent au quotidien une dégradation de leurs conditions de vie et de travail. La précarisation de l’emploi et le chômage de masse font planer sur chaque foyer populaire la menace de sombrer dans la misère. Les inégalités ont atteint des niveaux inédits. La richesse s’entasse dans les coffres d’une minorité tandis que l’immense majorité s’appauvrit. Mais l’ogre patronal ne pousse qu’un seul cri : « J’en veux encore plus ! » – « Tout de suite ! », lui répond le gouvernement.

Nos ennemis de classe ont l’habitude de se plaindre de notre terrorisme. Ce qu’ils entendent par là n’est pas très clair. Ils aimeraient qualifier de terrorisme toutes les activités du prolétariat dirigées contre les intérêts de nos ennemis de classe. La grève, à leurs yeux, est la principale méthode de terrorisme. Une menace de grève, l’organisation de piquets de grève, le boycott d’un patron esclavagiste, le boycott moral d’un traître de nos propres rangs – ils appellent tout cela terrorisme et bien plus encore. Si on conçoit de cette façon le terrorisme comme toute action inspirant la crainte ou faisant du mal à l’ennemi, alors, naturellement, la lutte de classe toute entière n’est pas autre chose que du terrorisme. Et la seule question restante est de savoir si les politiciens bourgeois ont le droit de déverser le flot de leur indignation morale à propos du terrorisme prolétarien, alors que leur appareil d’Etat tout entier avec ses lois, sa police et son armée ne sont rien d’autre qu’un appareil de terreur capitaliste !

Le 12 janvier dernier, huit anciens salariés de Goodyear, dont cinq élus CGT, ont été condamnés à deux ans de prison, dont 9 mois ferme. Officiellement, cette peine sanctionne leur participation à la « séquestration » de deux cadres dirigeants de Goodyear, pendant 30 heures, en janvier 2014. Après 7 années de lutte contre la fermeture de leur usine, à Amiens, les salariés se heurtaient au mutisme de la direction, qui refusait de répondre à leurs revendications. En retenant les deux cadres dirigeants dans les locaux de l’usine, les travailleurs ont cherché à obtenir la discussion qui leur était refusée. Les deux dirigeants de Goodyear n’ont pas été maltraités ; ils pouvaient téléphoner ; ils avaient de quoi boire et manger.

Plus de cinq cents plaintes pour vol [dont la moitié pour agressions sexuelles, NDLR] ont été enregistrées par la police de Cologne dans le cadre des agressions du réveillon du Nouvel An. Ce qui s'est alors réellement produit reste flou. Il est peu probable que nous n’ayons jamais une vision claire de ces événements, étant donné la façon dont ils ont été amalgamés par la propagande raciste.