Le cynisme de la bourgeoisie n’a pas de limites. Il atteint tous les domaines, même les plus macabres, comme celui des pandémies. Sous le capitalisme, l’existence de maladies peut rapporter de l’argent, massivement. Ces dernières années, alors que les services de santé ont été détruits par les politiques d’austérité, des investisseurs ont empoché des sommes colossales d’argent public en spéculant sur les pandémies. Depuis 2017, la Banque mondiale leur permet d’acheter des obligations qui peuvent rapporter jusqu’à 11 % d’intérêts par an, sous prétexte de lutte contre les pandémies dans les pays pauvres, notamment. Si une pandémie se déclare, ils perdent leur mise. Mais tout est prévu, les critères de déclenchements sont très restrictifs. Malgré de multiples crises sanitaires comme la rougeole ou Ebola en Afrique, qui ont fait des centaines de milliers de morts, ils n’ont jamais rien versé, et ont empoché plusieurs dizaines de millions d’euros d’intérêts. A l’heure où le Covid-19 fait des dizaines de milliers de morts et touche 180 pays, aucun centime n’a été déboursé.

Pour comprendre ce qui s’en vient, il faut comprendre d’où on vient. En janvier et février 2020, le comité de rédaction de La Riposte socialiste a rédigé le document de perspectives suivant. Ce document décrit les tendances générales au sein de la politique et de l’économie canadiennes, afin d’aider les révolutionnaires à orienter leurs activités. Nous y parlions notamment de l’imminence d’un krach économique, qui aurait des répercussions particulièrement fortes sur le Canada. Nous y affirmions que tout ce dont ce krach avait besoin était d’une étincelle, mais nous ne savions pas ce qu’elle serait cette étincelle ni quand elle se produirait exactement. Cette étincelle s’est avérée être la pandémie de COVID-19.

Depuis 5 ans, je suis pompier volontaire dans une petite caserne du sud de la France. Comme de nombreuses autres professions, nous sommes mobilisés face à l’épidémie du COVID-19. Et comme nos collègues des services de santé, nous faisons le maximum avec les moyens du bord.