Il y a quelques semaines, le Parti québécois a présenté son premier budget depuis sa récente prise de pouvoir.  Le ministre Nicolas Marceau s’est engagé à «équilibrer les comptes» et «couper dans les dépenses» dans ce qui constitue clairement un budget d’austérité; on y annonce la plus faible hausse des nouvelles dépenses depuis 14 ans, et presque pas de financement supplémentaire pour l’éducation. Le gouvernement promet en plus d’adopter un budget du type «déficit zéro» pour 2013-14. Très peu de temps après son élection, le PQ montre donc ses vraies couleurs, celles d’un parti servant les intérêts des grosses compagnies québécoises, dans l’esprit du plan général d’austérité du Parti libéral récemment vaincu.

Les résultats du vote des militants communistes sur les textes d’orientation soumis au vote – celui de la direction et les trois textes alternatifs – donnent une nette majorité au premier, intitulé Il est grand temps de rallumer les étoiles. La direction du parti améliore son résultat par rapport au congrès de 2008, passant de 60 % à 73 % des voix (24597 voix). Cela réduit d’autant la part des voix portées sur les autres textes, les 13 % perdus se traduisant par une baisse, dans des proportions identiques, de chacun des trois textes alternatifs. Ainsi, les textes alternatifs 1 et 3, qui défendent une politique assez proche, ont obtenu respectivement 11 % (3694 voix) et 5,8 % (1954 voix), contre 24 % pour leur texte commun en 2008. Le texte soutenu par La Riposte passe, lui, de 15 % à 10 % (3378 voix). [1]

Chaque jour, de nouveaux chiffres et informations viennent confirmer le déclin d'une Europe sombrant dans une quasi-anarchie. Autrefois reconnus pour la relative stabilité du niveau de vie qu'ils assuraient à leurs travailleurs, les pays européens sont poussés les uns après les autres dans la crise et l'austérité, avec pour conséquence des explosions de contestation populaire à travers le continent. Des rapports provenant de plusieurs institutions financières de premier plan révèlent que la vague de contagion s'étend rapidement au-delà de l'Atlantique et que le Canada, déjà dans une situation instable, pourrait être emporté.