Coca Cola International est l’une des enterprises les plus célèbres au monde. Elle réalise des profits supérieurs au PIB de bien des pays du soi-disant « tiers-monde ». Cependant, ces profits proviennent d’une exploitation brutale des travailleurs. Au Pakistan, la direction de l’entreprise recourt à des méthodes répressives pour réduire à néant les droits des 4000 salariés et augmenter les profits. Un grand nombre de ces travailleurs n’ont pas de contrat digne de ce nom. Ils sont embauchés et payés à la journée. Ces travailleurs « temporaires en permanence » gagnent des salaires de misère, sans aucune couverture sociale, et sont contraints de travailler plus d’heures que la loi ne l’autorise. S’ils protestent, la compagnie fait intervenir la police, qui agit avec brutalité. Déçus par les structures syndicales «  reconnues », ils ont tenté de créer leur propre syndicat, mais la répression a mis fin à cette tentative. L’Etat intervient systématiquement du côté des employeurs, comme ce fut le cas lors des protestations qui ont eu lieu dans les usines de Multan, Rahim Yar Khan et Gujranwala.b

Ce dimanche 14 avril, le candidat bolivarien Nicolas Maduro a remporté les élections présidentielles au Venezuela. Le résultat est serré. Après décompte de 99,12 % des voix, sur la base d’une participation de 78,71 % des électeurs, Maduro a recueilli 7 505 378 voix, soit 50,66 %, contre 7 270 403 voix pour le candidat de l’opposition Capriles, soit 49,07 %. Capriles a déclaré contester le résultat du vote et exige un recomptage intégral des bulletins de vote. Depuis, le décompte de 100 % des votes a légèrement augmenté l’avantage de Maduro.

Au moment où en France se multiplient les plans sociaux et les luttes contre les fermetures d’usine dans l’industrie, notamment automobile, les militants politiques et syndicaux cherchant des points de repère auraient tout à gagner à prendre exemple des luttes courageuses qui se sont développées chez Fiat en Italie. La crise mondiale de surproduction qui affecte ce secteur s’est traduite ici par un conflit ouvert entre la direction du groupe et les travailleurs organisés dans les différents sites italiens par la FIOM (fédération métallurgique de la CGIL, l’équivalent italien de la CGT). Ce conflit dure depuis le début de la crise économique et représente le point focal de la lutte de classe pour les travailleurs italiens. En effet, du fait de l’importance de Fiat dans l’économie et la politique italiennes, ses ouvriers ont toujours joué un rôle dirigeant. Chaque fois qu’ils se mobilisent, ils attirent immédiatement l’attention du reste de la classe ouvrière. C’est pourquoi ce conflit vaut la peine d’être étudié. Il offre une photographie intéressante de la progression de la lutte de classe dans un pays européen économiquement majeur.