Cet article date du dimanche 30 janvier 2011. Le soulèvement populaire contre Hosni Moubarak se poursuit. Sur le papier, le président jouit d’un énorme pouvoir. Il passe des décrets. Il donne des ordres à l’armée. Il menace tous ceux qui bravent le couvre-feu. Mais personne n’obéit – et rien ne se passe.

Cet article date du vendredi 28 janvier 2011. Les flammes de la colère se répandent à travers toute l’Egypte, et rien ne peut les arrêter. Le sort du régime de Moubarak est en jeu. Aujourd’hui [vendredi], il y a eu des affrontements violents dans les rues du Caire et d’autres villes d’Egypte. Le gouvernement avait prévenu les manifestants qu’ils feraient face à toute la puissance de l’Etat.

Cet article date du jeudi 27 janvier. Depuis, le nombre de morts s’élève au moins à huit. Les manifestations de masse exigeant la démission du Président égyptien Hosni Moubarak se sont poursuivies, depuis mardi, dans plusieurs villes du pays, y compris Le Caire et Suez. Dans la ville de Suez, les manifestants ont mis le feu au siège local du parti au pouvoir, le PND. Des travailleurs ont participé à des affrontements à Helwan, au sud du Caire. Au cours de la dernière période, les travailleurs d’Helwan avaient organisé des grèves pour défendre leurs conditions de travail, et certains sont actuellement jugés par des tribunaux militaires.