Depuis le 18 mai 2011, le camarade Mohamed Ghalout, un militant étudiant de la « Voix démocratique basiste » dans les rangs de l’Union nationale des étudiants marocains, est détenu dans les prisons de la dictature alors que son audition a été reportée pour la deuxième fois. Il a été arrêté sur des accusations fausses et il subit un procès politique injuste.

La vague révolutionnaire qui a déferlé à travers l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, renversant ou ébranlant les régimes en place, a été vécue comme une catastrophe par les puissances impérialistes. Et pour cause. La stabilité de ces dictatures était d’une importance stratégique vitale pour l’impérialisme. Elles servaient à terroriser les masses du monde arabe. Elles facilitaient l’exploitation des travailleurs et le pillage des ressources de la région. Il en était de même en Libye, où, à l’origine, le soulèvement du 19 février à Benghazi était une extension des révolutions en Egypte et en Tunisie. Cependant, le cours ultérieur des événements a vu la révolution libyenne détournée au profit des objectifs stratégiques des puissances impérialistes.