Plusieurs millions de personnes ont participé aux manifestations de ce week-end, à Paris et dans de nombreuses villes du pays. Le gouvernement et toute la société officielle avaient appelé à y participer. Dimanche soir, Manuel Valls déclarait que le peuple s’était rassemblé « derrière le président » François Hollande. Or en réalité la grande majorité des manifestants ne voulaient pas se rassembler derrière le président,  dont la popularité, à la veille de l’attentat, était la plus basse enregistrée par un président de la Ve République. Elles voulaient exprimer leur colère, leur inquiétude, leur solidarité avec les victimes, leur refus du racisme et du fondamentalisme religieux, leur attachement à la liberté d’expression – et d’autres idées et sentiments complètement étrangers à la personne et à l’autorité de François Hollande.

تسبب الهجوم الإرهابي ضد الأسبوعية الفرنسية الساخرة شارلي إبدو في موجة هائلة من الغضب والسخط في جميع أنحاء البلاد. في مساء يوم الهجوم خرج أكثر من مائة ألف شخص إلى الشوارع في العديد من المدن. وقد تفاقم الاستياء الذي أثاره هذا العمل الهمجي بين الجماهير بحقيقة أن العديد من الضحايا كانوا ذوي شعبية كبيرة ويتمتعون باحترام عال.

PODEMOS est devenu le point focal de la politique espagnole. Aucun parti du régime ne cache sa panique face au danger du « populisme ». Plus significatif encore, les derniers mots du grand banquier espagnol Emilio Botín, communiqués à un groupe choisi de journalistes quelques jours avant sa mort, exprimaient sa préoccupation face à l’irruption de PODEMOS.