La victoire de Pedro Castillo aux élections présidentielles péruviennes a fait l’effet d’un véritable séisme politique, reflétant ainsi l’énorme polarisation sociale du pays. La classe dirigeante a subi une défaite massive, infligée par les masses réunies autour d’un syndicaliste enseignant à la tête d’un parti, Peru libre, qui se définit lui-même comme marxiste, léniniste et mariatéguiste (en référence à Mariátegui, le fondateur du Parti socialiste péruvien).

L’intention du gouvernement espagnol d’amnistier partiellement les prisonniers politiques du mouvement indépendantiste catalan a provoqué une réaction de colère de la part de la droite, qui tente de mobiliser sa base sociale pour mettre à mal le président du Parti socialiste (PSOE), Pedro Sánchez. Cependant, des secteurs clés de la classe dirigeante soutiennent l’amnistie, en coulisses, convaincus que leurs intérêts sont mieux défendus en faisant cette petite concession au mouvement indépendantiste catalan. Quelle devrait être la position de la gauche?

Une fosse commune contenant les restes de 215 enfants, dont certains n’avaient que trois ans, a été découverte à la fin du mois de mai sur le terrain de l’ancien pensionnat autochtone de Kamloops, en Colombie-Britannique. Cette découverte macabre, fruit d’une fouille organisée par la Première nation Tk’emlúps te Secwépemc à l’aide d’un géoradar, confirme ce que les survivants et les familles des victimes du système des pensionnats autochtones savent depuis des années, à savoir que de nombreux enfants forcés à fréquenter ces écoles ne sont jamais rentrés chez eux.