Le premier tour des législatives a marqué un nouveau record d'abstention à cette élection : 51,3 % (contre 42,8 % en 2012). La « vague » de la coalition En Marche/Modem doit donc être ramenée à sa juste dimension : les abstentionnistes ont été beaucoup plus nombreux que les électeurs de la « majorité présidentielle ».

Le régime marocain réprime durement le Rif en révolte. Vendredi 26 mai, les croyants de la mosquée d’Al-Hoceïma ont été surpris et offensés en entendant les sermons des chefs religieux.

L’atmosphère au pays commence à changer, et sous la surface, elle a effectivement changé au cours de la dernière période. Au Québec et en Alberta, la situation politique se caractérise déjà par un antagonisme tranché et des tournants rapides vers la gauche et la droite. Les premiers contours d’une polarisation politique peuvent être décelés au sein des courses à la chefferie des partis fédéraux conservateur et néo-démocrate. Parallèlement, la popularité dont Trudeau jouissait après les élections commence à s’estomper.

La révolution bolivarienne au Venezuela est confrontée à l’une de ses plus graves crises depuis l’élection de Chavez en 1998. Pendant 40 jours, le gouvernement a été l’objet de protestations violentes quasi continues, menées par l’opposition de droite, et combinées aux provocations de Washington et des gouvernements de droite latino-américains. Le but est clair : renverser le gouvernement par tous les moyens.

L’élection présidentielle la plus chaotique de la Ve République vient d’accoucher d’un nouveau chef de l’Etat. A l’issue du premier tour, on connaissait déjà le vainqueur du deuxième. Des millions d’électeurs de gauche se sont faits violence et sont allés voter pour Macron afin d’assurer la défaite de Marine Le Pen. Il faut dire qu’aucun dirigeant de gauche ou syndical ne leur proposait une alternative concrète ; la plupart ont même appelé à voter pour le candidat d’En Marche ! Cependant, les 20,7 millions de suffrages qui se sont portés sur Macron n’ont pas de signification politique positive. Lorsqu’on mélange des voix qui, au premier tour, s’étaient portées sur Fillon, Macron, Hamon ou Mélenchon, on obtient rien de plus qu’une masse informe, sans physionomie de classe.

Selon ses propres dires, Emmanuel Macron ne serait « ni de droite, ni de gauche ». Cette posture transcendantale avait pour objectif d’attirer des électeurs confus de tous les bords. Il y est parvenu – grâce à la profonde crise du PS et des Républicains. Mais lorsqu’on analyse à la fois le parcours et le programme de Macron, il ne fait aucun doute que le probable futur président de la République est de droite, c’est-à-dire un défenseur des intérêts de la classe dirigeante et un ennemi acharné de notre classe.

De nouvelles révélations montrent que la corruption coule dans les veines de la politique brésilienne. Une enquête portant le nom « Opération Lava Jato» - un réseau de blanchiment d'argent et de corruption lié à l'entreprise publique Petrobras et à un certain nombre de politiques - est en cours depuis 2014. Pas plus tard que la semaine dernière, cette enquête a mené à une nouvelle vague d'accusations contre d’autres membres du Congrès. Tous les partis politiques sont impliqués dans le scandale. La gangrène de l’Etat brésilien est claire pour tout le monde.

Les résultats du 1er tour de l’élection présidentielle ouvrent une nouvelle phase de la crise politique en France. Comme en avril 2002, le deuxième tour opposera la droite à l’extrême droite. Mais bien des choses ont changé depuis 2002. La crise économique de 2008 est passée par là. La probable victoire d’Emmanuel Macron, dans deux semaines, ne débouchera pas sur la relative stabilité politique dont Chirac avait bénéficié dans la foulée de sa victoire en mai 2002.

L’énorme succès de la campagne électorale de Mélenchon a plongé de nombreux journalistes et «experts» dans un état de stupéfaction mêlée d’effroi. Ils lèvent les bras au ciel: «Qui aurait pu prévoir, il y a un mois à peine, que Mélenchon serait en position de se qualifier au deuxième tour de la présidentielle? Personne!»

Dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, la marine américaine a lancé une série d’attaques de missiles sur la base aérienne de Shayrat, dans la province de Homs, en Syrie. Sept personnes auraient été tuées et plusieurs avions de combat auraient été détruits ou endommagés.

Sans aucune enquête et sans se préoccuper du soutien d’une quelconque institution internationale, Trump a lancé une frappe unilatérale contre les forces du gouvernement syrien, contredisant complètement ses positions récentes contre une intervention en Syrie.

Cinq années se sont écoulées depuis la lutte héroïque des étudiant-es lors du « Printemps érable ». Ce magnifique mouvement de la jeunesse avait secoué la province jusque dans ses fondements et s’est clôt avec la défaite du Parti libéral et l’annulation de la hausse des frais de scolarité. Cependant, cinq ans plus tard, l’austérité continue à un rythme soutenu, et les libéraux sont bien en selle au pouvoir. Le cinquième anniversaire du Printemps érable est l’occasion pour nous de revoir ces événements historiques et de souligner les leçons de ce mouvement extraordinaire.

En septembre 2016, nous écrivions dans ce journal : « la présidentielle de 2017 ne sera pas une élection normale précédée d’une campagne normale. » C’est désormais si évident que même les « experts » des grands médias ont fini par le comprendre. Pour ce faire, ils ont dû renoncer à bon nombre de leurs certitudes. Parfois, l’un d’eux craque et s’écrie : « On est incapable de prévoir quoi que ce soit ! » Ses collègues, autour de la table, n’osent le contredire : eux aussi ont écrit des dizaines d’articles sur « l’inévitable » duel entre Hollande et Sarkozy (ou Valls et Juppé, etc.), puis sur la victoire « quasi certaine » de François Fillon…