Nous publions ci-dessous un article de nos camarades vénézuéliens, organisés autour du journal Lucha de Clases, sur le mouvement révolutionnaire en Libye. C’est une bonne réponse à la confusion qui règne, dans une partie de la gauche latino-américaine, sur la nature du régime libyen, la nature de ce soulèvement populaire et le rôle des impérialistes.

Le tyran est parti! Après 18 jours de mobilisations révolutionnaires, après plus de 300 morts et des milliers de blessés, Hosni Moubarak a démissionné. C’est une grande victoire, non seulement pour le peuple d’Egypte, mais pour les travailleurs du monde entier. C’est le résultat d’un magnifique mouvement des masses, qui ont tenu tête aux balles et aux matraques de la police, et qui ont courageusement résisté à chacun des assauts de la réaction.

Cet article date du dimanche 30 janvier 2011. Le soulèvement populaire contre Hosni Moubarak se poursuit. Sur le papier, le président jouit d’un énorme pouvoir. Il passe des décrets. Il donne des ordres à l’armée. Il menace tous ceux qui bravent le couvre-feu. Mais personne n’obéit – et rien ne se passe.

Cet article date du vendredi 28 janvier 2011. Les flammes de la colère se répandent à travers toute l’Egypte, et rien ne peut les arrêter. Le sort du régime de Moubarak est en jeu. Aujourd’hui [vendredi], il y a eu des affrontements violents dans les rues du Caire et d’autres villes d’Egypte. Le gouvernement avait prévenu les manifestants qu’ils feraient face à toute la puissance de l’Etat.

Cet article date du jeudi 27 janvier. Depuis, le nombre de morts s’élève au moins à huit. Les manifestations de masse exigeant la démission du Président égyptien Hosni Moubarak se sont poursuivies, depuis mardi, dans plusieurs villes du pays, y compris Le Caire et Suez. Dans la ville de Suez, les manifestants ont mis le feu au siège local du parti au pouvoir, le PND. Des travailleurs ont participé à des affrontements à Helwan, au sud du Caire. Au cours de la dernière période, les travailleurs d’Helwan avaient organisé des grèves pour défendre leurs conditions de travail, et certains sont actuellement jugés par des tribunaux militaires.

La mobilisation massive des jeunes et des travailleurs tunisiens a arraché une première victoire. Ben Ali et sa famille, qui ont pillé le pays pendant des décennies, sont partis. Les réactionnaires au pouvoir en Algérie, au Maroc, en Libye, en Egypte, en Jordanie et en Arabie Saoudite ont suivi avec terreur les événements en Tunisie.

Ben Ali a quitté le pouvoir. Face à l’ampleur de la révolte des jeunes et des travailleurs du pays, il n’avait d’autre choix que de s’enfuir. C’est une grande victoire qui ouvre la perspective du renversement définitif de la dictature.

Le 17 décembre dernier, les députés du Parti Socialiste Unifié du Venezuela (PSUV) ont voté une nouvelle loi d’habilitation qui permet à Hugo Chavez de prendre des mesures rapides, par décret, au cours des 18 prochains mois. Le Président du Venezuela pourra légiférer dans les domaines suivants : infrastructure, transports, services publics, logement, finances, fiscalité, utilisation des terres urbaines et rurales, sécurité civile, défense nationale, coopération internationale et « système socio-économique ».

Cette année marque le centenaire de l’un des plus grands événements de l’histoire moderne. Le 20 novembre 1910, Francisco I. Madero dénonçait la fraude électorale orchestrée par le président Porfirio Díaz, et appelait à une insurrection nationale. La Révolution Mexicaine commençait.

Ramon Muchacho, dirigeant du parti vénézuélien de droite Primero Justicia, a animé le 4 novembre dernier une conférence de presse de son parti, au cours de laquelle il a prétendu que notre camarade Alan Woods (photo) était « le principal conseiller idéologique » du Président Hugo Chavez et le « principal idéologue » du PSUV. S’appuyant sur l’un des nombreux articles d’Alan Woods sur le Venezuela, Muchacho a affirmé que la politique actuelle du gouvernement bolivarien, et notamment les récentes expropriations, est une conséquence des « conseils » d’Alan.