L’arrestation de dirigeants d’Aube Dorée a sûrement été accueillie avec satisfaction par les antifascistes et militants de gauche, non seulement en Grèce, mais aussi dans toute l’Europe. Cependant, pour les communistes et tous les militants du mouvement ouvrier, il est nécessaire de comprendre à la fois les raisons de ce coup de filet et les scénarios qui s’ouvrent maintenant dans le pays.

La chancelière allemande Angela Merkel et son parti, l’alliance chrétienne-démocrate (CDU/CSU) ont célébré une victoire éclatante lors des élections fédérales qui ont eu lieu le dimanche 22 septembre. La CDU/CSU a bénéficié d’une augmentation de 7,8 % des suffrages par rapport à la dernière élection fédérale, ce qui lui a permis de réunir 18 millions de votes, soit 41,5 % des suffrages exprimés. Il s’agit du meilleur résultat du parti dans une élection nationale depuis 20 ans. Du fait que le système allemand pratique la représentation proportionnelle, cette victoire franche n’est pas suffisante pour assurer une majorité de sièges pour la CDU/CSU au sein du nouveau Bundestag, le parlement fédéral installé dans le vieux bâtiment du Reichstag à Berlin.

Des données récemment publiées par l’Office National de Statistiques britannique ont révélé que les Londoniens vivant dans les quartiers les plus riches de la ville jouissent en moyenne de 18 ans de vie en bonne santé en plus que ceux vivant dans les quartiers les plus pauvres.

Après des semaines de rumeurs, le Parti québécois a finalement dévoilé les détails de sa « Charte des valeurs québécoises ».  D’après le gouvernement péquiste, la charte est nécessaire pour le maintien des traditions établies lors de la révolution tranquille, en assurant une séparation claire de l’Église et de l’État, et la protection de la société québécoise contre les dangers de l’endoctrinement religieux. Toutefois, nombreux sont ceux qui y voient avec raison une tentative de blâmer les minorités ethniques et religieuses pour la crise que traverse la société québécoise et de monter un secteur de la classe ouvrière contre l’autre.

Francis Smaïl est un délégué du personnel CGT chez Air France à Roissy. La répression dont il est victime de la part de la direction de la compagnie est de l’ordre du récit homérique. Les nombreux épisodes qui s’échelonnent depuis plusieurs années ne peuvent être rapportés ici. Nous nous en tiendrons aux événements les plus récents.

Hier, un rappeur et militant antifasciste de 34 ans, Pavlos Fyssas, a été mortellement poignardé par un membre de l’organisation fasciste Aube Dorée, dans un quartier ouvrier proche du Pirée. Cet assassinat fait suite à toute une série d’agressions commises par des membres de l’Aube Dorée contre des militants de gauche, notamment communistes.

Le grand essor des révolutions dans le monde arabe a attisé les tensions pour le contrôle de la région stratégique du Moyen- Orient et de ses ressources énergétiques. Ces forces sont aussi à l’œuvre pour avorter et faire dérailler les processus révolutionnaires.

Suite à l’assassinat le 25 juillet dernier du député nassériste et membre du Front Populaire Mohamed Brahmi, les directions des partis de droite et de gauche ainsi que celles des syndicats patronaux et ouvriers se sont réunies autour d’une initiative appelée « Front de Salut National ». Son objectif est la dissolution de l’Assemblée Nationale Constituante et la mise en place d’un « gouvernement de compétences » chargé de prendre des mesures urgentes pour la sécurité « économique, sociale et politique ».

Le jeudi 25 juillet au matin, le nassériste de gauche et membre de l’Assemblée Nationale Constituante Mohamed Brahmi a été assassiné devant sa résidence à Tunis. Le syndicat UGTT a appelé à une manifestation sous la forme de grève générale, pendant que le Front Populaire appelait à une désobéissance civile de masse pour faire tomber le gouvernement et dissoudre l’Assemblée Nationale Constituante.

Morsi a été renversé. Une fois de plus, le magnifique mouvement des masses a montré au monde entier le vrai visage du peuple égyptien. Cela prouve que cette révolution, dont beaucoup pensaient – y compris à gauche – qu’elle s’était embourbée, conserve toujours d’immenses réserves sociales.

Ce qui a commencé comme une petite manifestation contre une augmentation de 20 centimes du prix du ticket de transport public à São Paulo s’est transformé en un mouvement de masse national impliquant plus d’un million de personnes dans 80 villes du pays – et ce après avoir obligé le maire de São Paulo, Fernando Haddad, et le gouverneur régional, Geraldo Alckmin, à faire marche arrière le 19 juin.

A l’heure où nous écrivons ces lignes, une grève générale de 24 heures se déroule, en Grèce, contre la décision du gouvernement de fermer l’entreprise audiovisuelle publique ERT et de licencier ses quelque 2700 salariés. A Athènes, les travailleurs marchent vers le siège de l’ERT.