Des dirigeants de plusieurs partis de la « gauche radicale », notamment en Europe, se réclament d’un « populisme de gauche ». C’est le cas de dirigeants de Podemos, en Espagne, mais aussi de dirigeants de la France insoumise. En Belgique des dirigeants du PS comme Paul Magnette ou des syndicalistes de la FGTB y font référence. Parmi les intellectuels qui ont tenté de donner un fondement théorique au « populisme de gauche », Ernesto Laclau et Chantal Mouffe occupent une place centrale.

Les conservateurs de Doug Ford viennent de gagner les élections en Ontario. Il s’agit d’une victoire de la réaction populiste de droite dans la plus grande province du Canada. Ce résultat représente également une polarisation de classe et l’effondrement du « centre ». Les libéraux de Kathleen Wynne ont été démolis et ont perdu le statut de parti officiel. Sur la gauche, le Nouveau Parti démocratique, qui s’est historiquement appuyé sur les syndicats, a obtenu le deuxième plus haut score de son histoire. Une période d’intense lutte des classes s’ouvre et il n’y a pas de place pour la complaisance.