Il y a un an, le référendum sur l’indépendance de la Catalogne du 1er octobre marquait un tournant dans la situation politique catalane et à travers tout le territoire espagnol. « L’Octobre républicain » a vu les masses abruptement entrer dans l’arène politique. Cette impressionnante mobilisation de la base, qui a défié l’appareil d’État et les hésitations des dirigeants de la Generalitat (parlement catalan), est devenue l’une des plus grandes menaces qu’a connues le régime de 1978 en 40 ans d’existence.

L’élection québécoise de ce lundi marque la fin d’une époque. L’appui aux deux partis de l’establishment, le PQ et les libéraux, s’est effondré et a atteint son niveau le plus bas dans l’histoire. C’est la CAQ qui en a profité, elle qui formera un gouvernement majoritaire. Mais cette élection marque aussi une polarisation à gauche avec Québec solidaire qui a plus que doublé son pourcentage du vote et est passé de trois sièges à dix. Cette situation sans précédent ouvre une nouvelle période de lutte de classe contre le gouvernement caquiste.