Ce dimanche 14 avril, le candidat bolivarien Nicolas Maduro a remporté les élections présidentielles au Venezuela. Le résultat est serré. Après décompte de 99,12 % des voix, sur la base d’une participation de 78,71 % des électeurs, Maduro a recueilli 7 505 378 voix, soit 50,66 %, contre 7 270 403 voix pour le candidat de l’opposition Capriles, soit 49,07 %. Capriles a déclaré contester le résultat du vote et exige un recomptage intégral des bulletins de vote. Depuis, le décompte de 100 % des votes a légèrement augmenté l’avantage de Maduro.

Au moment où en France se multiplient les plans sociaux et les luttes contre les fermetures d’usine dans l’industrie, notamment automobile, les militants politiques et syndicaux cherchant des points de repère auraient tout à gagner à prendre exemple des luttes courageuses qui se sont développées chez Fiat en Italie. La crise mondiale de surproduction qui affecte ce secteur s’est traduite ici par un conflit ouvert entre la direction du groupe et les travailleurs organisés dans les différents sites italiens par la FIOM (fédération métallurgique de la CGIL, l’équivalent italien de la CGT). Ce conflit dure depuis le début de la crise économique et représente le point focal de la lutte de classe pour les travailleurs italiens. En effet, du fait de l’importance de Fiat dans l’économie et la politique italiennes, ses ouvriers ont toujours joué un rôle dirigeant. Chaque fois qu’ils se mobilisent, ils attirent immédiatement l’attention du reste de la classe ouvrière. C’est pourquoi ce conflit vaut la peine d’être étudié. Il offre une photographie intéressante de la progression de la lutte de classe dans un pays européen économiquement majeur.

Le 32ème congrès de nos camarades pakistanais s’est tenu les 9 et 10 mars. Le nombre de camarades et de sympathisants présents dépasse les prévisions. Avec 2800 camarades qui y ont assisté, il s’agit du plus grand congrès de l’histoire de cette organisation que l’on appelle  The Struggle  (La Lutte), qui est affiliée, comme La Riposte, à la Tendance Marxiste Internationale. Des militants sont venus à Lahore depuis des régions très éloignées. Ce n’est pas chose facile au Pakistan. Les transports coûtent cher. Les chemins de fer pakistanais, en pleine crise, occasionne des retards importants. Beaucoup d’étudiants, de jeunes chômeurs et de travailleurs qui ne peuvent pas supporter les frais de déplacement ont pu assister au congrès grâce aux collectes réalisées au cours de ces derniers mois.

Pour une quatrième année consécutive, l’École hivernale de la Tendance marxiste internationale de Montréal s’est déroulée du 15 au 16 février. La qualité des présentations, le climat d’enthousiasme qui régnait dans l’auditoire devant la présentation des bases du marxisme, ainsi que les commentaires de chacun des participants, nous permettent de dire que le tout fût un franc succès. C’était d’ailleurs une grande première pour nous, puisque nous avions la chance d’avoir un événement parfaitement bilingue en Amérique du Nord.

L’annonce de la mort d’Eric Hobsbawm, décédé le 1er octobre 2012, déclencha dans les médias bourgeois une explosion sans précédent de compliments, de déférence et d’adulation.

L’intervention militaire au Mali a engagé la France dans une nouvelle guerre impérialiste. Derrière les motivations officielles, elle vise à sécuriser et étendre les positions économiques et stratégiques du capitalisme français dans la région. En plus de ses ressources naturelles – actuelles et potentielles –, le Mali, troisième producteur africain d’or, est entouré de plusieurs pays où des grands groupes français, comme Total et Areva, sont fortement impliqués. Le groupe Areva trouve au Niger un tiers de ses besoins en uranium. Total exploite le pétrole mauritanien. Le capitalisme français domine la Côte d’Ivoire. Avec ses vastes réserves de gaz et de pétrole, l’Algérie est le premier partenaire commercial de la France en Afrique. Ce sont surtout les intérêts des grands groupes français dans ces pays voisins qui font du Mali un enjeu stratégique majeur du point de vue de l’impérialisme français.

Les candidats du Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV) ont remporté les élections régionales du 16 décembre dans 20 des 23 Etats du pays, y compris 5 qui étaient gouvernés par l’opposition (MUD). L’unique consolation de l’opposition réactionnaire est d’avoir conservé l’Etat stratégique de Miranda où leur candidat présidentiel vaincu, Henrique Capriles Radonski, a battu l’ancien vice-président Elias Jaua.

Contrairement à ce qu’affirment François Hollande et son gouvernement, l’intervention de l’armée française au Mali n’a rien à voir avec les prétendues « valeurs de la France », les « droits de l’homme » ou d’autres préoccupations « humanitaires ». Il s’agit d’une intervention impérialiste visant à protéger les intérêts des multinationales françaises dans la région. Le récent effondrement de l’Etat malien et l’offensive des djihadistes dans le nord du pays menacent de déstabiliser les pays frontaliers du Mali, où la classe dirigeante française exploite à une vaste échelle des ressources naturelles : l’uranium au Niger, l’or en Mauritanie, le gaz et le pétrole en Algérie, etc.

Le 21 décembre dernier se sont réunis des milliers de personnes à travers le pays lors de manifestations en appui à Idle No More, un mouvement populaire dédié à la protection de l'environnement et au respect des traités et des droits des peuples autochtones, qui s'oppose à la nouvelle législation fédérale. Les activistes des Premières Nations et leurs sympathisants se sont mobilisé à l'échelle du pays, la plus grande manifestation ayant réuni 2000 personnes sur la colline parlementaire. Des rassemblements de solidarité ont eu lieu à travers le monde, de la Nouvelle-Zélande à Los Angeles en passant par le Royaume-Uni. Quelques militants ont aussi bloqué des routes et des chemins de fer. En l'espace de quelques semaines, Idle No More est devenu le plus important mouvement social au Canada depuis Occupy et la grève étudiante au Québec.

Il y a quelques semaines, le Parti québécois a présenté son premier budget depuis sa récente prise de pouvoir.  Le ministre Nicolas Marceau s’est engagé à «équilibrer les comptes» et «couper dans les dépenses» dans ce qui constitue clairement un budget d’austérité; on y annonce la plus faible hausse des nouvelles dépenses depuis 14 ans, et presque pas de financement supplémentaire pour l’éducation. Le gouvernement promet en plus d’adopter un budget du type «déficit zéro» pour 2013-14. Très peu de temps après son élection, le PQ montre donc ses vraies couleurs, celles d’un parti servant les intérêts des grosses compagnies québécoises, dans l’esprit du plan général d’austérité du Parti libéral récemment vaincu.