Le dimanche 24 mai 2015 restera une date majeure dans l’histoire espagnole. Les élections municipales et régionales se sont tenues à travers toute l’Espagne (à l’exception de la Galice, de l’Andalousie, du Pays Basque et de la Catalogne, où seules des municipales étaient organisées). Le parti de la droite, le PP (Parti du Peuple), a été délogé de la plupart de ses bastions historiques. Mais le virage à gauche de la société espagnole est surtout illustré par l’essor du parti Podemos et des fronts électoraux qu’il a conduits. Ils ont gagné à Madrid, Barcelone, Zaragoza, Corogne, Oviedo, Cádiz… Dans la plupart des grandes villes, le Parti Socialiste (PSOE) – qui n’a de socialiste que le nom – a été dépassé par Podemos, et se trouve relégué au deuxième rang sur l’échiquier politique espagnol. C’est Podemos, désormais, qui détermine l’agenda politique.

Des milliers de manifestants se sont violemment heurtés aux autorités dans le district du Linshui, à l'est du Sichouan. Les manifestants demandaient à ce que le tracé d'une future ligne de TGV passe par Linshui. Ils ont été accueillis par des matraques et des balles en caoutchouc, on signale plusieurs centaines de personnes blessées par la police et les unités tactiques. Le fait que les autorités aient eu la main si lourde sur la répression est révélateur de l'instabilité du régime.

La nouvelle de la mort de notre camarade Camilo Cahis a été un choc pour tous ceux qui le connaissaient.

Le mouvement a perdu l’un de ses plus grands militants. Camilo Cahis a été emporté par la maladie mentale dans la nuit du samedi 25 avril 2015. Nous, ses camarades, lui sommes à jamais redevables.

Le 1er avril, Gaëtan Demay, étudiant à l’université de Toulouse-Le Mirail, militant du NPA et de Solidaires-Etudiants, a été condamné à deux mois de prison fermes, quatre mois de sursis et 1100 euros d’amende. Son délit ? Avoir participé, en novembre dernier, à une manifestation en hommage à Rémi Fraisse, le jeune militant écologiste tué par un gendarme à Sivens. La manifestation avait été interdite par la préfecture de la Haute-Garonne, qui ces derniers temps multiplie de telles interdictions. Le motif qu’elle invoque pour justifier cette violation de nos droits démocratiques est invariable : «  éviter des violences ». Mais comme la jeunesse manifeste tout de même, ne serait-ce que pour défendre ce droit démocratique, il y a effectivement des violences – des violences policières délibérées, orchestrées, dans le but d’intimider les manifestants et de justifier a posteriori l’interdiction de la manifestation.

Les candidats de l’« Union de la droite » (UMP, UDI, Modem) ont largement remporté les élections départementales. Sarkozy en sort renforcé dans sa course à l’investiture de l’UMP pour la présidentielle. Mais derrière la « France en bleu » que dessine la carte des conseils départementaux, aucun des problèmes de la droite et de l’ancien président de la République n’est résolu. Sarkozy n’est pas sorti du collimateur de la Justice. Par ailleurs, il aura beaucoup de mal à faire oublier son bilan catastrophique à la tête du pays, entre 2007 et 2012. Le fait est que l’UMP et ses alliés ont remporté les élections départementales par défaut – et non parce qu’ils susciteraient un regain d’enthousiasme dans la population.

Les musulmans de France sont les principales « victimes collatérales » des attentats des 7 au 9 janvier dernier à Paris. La propagande contre les musulmans était déjà une constante dans les médias et le débat politique français. A travers les musulmans, c’est en réalité les populations originaires d’Afrique noire et du Maghreb qui sont évidemment visées. Ces deux derniers mois, le matraquage médiatique et les actes racistes ont explosé. Ces attaques permanentes contre une partie des travailleurs de notre pays doivent interpeller l’ensemble du mouvement ouvrier.

Ce texte, écrit en octobre 2014, est la préface à la nouvelle édition mexicaine de L'impérialisme, stade suprême du capitalisme (Lénine).

La lettre du gouvernement grec à l’Eurogroupe, détaillant les mesures qu’il s’engage à mettre en œuvre en contrepartie de l’accord conclu vendredi, révèle l’ampleur des reculs consentis par rapport au programme de Syriza. Cela a provoqué un déluge de protestations au sein du parti.

Tsipras et son ministre des finances, Varoufakis, ont fait le tour des capitales européennes dans le but de rassembler des soutiens à leur politique de renégociation de la dette, mais n'ont rencontré qu'une franche hostilité. Les travailleurs de Grèce se rassemblent autour de ce qu'ils considèrent comme leur gouvernement, dans un mouvement qui pourrait encore s'amplifier dans les prochaines semaines.