Le parti islamo-conservateur d’Erdogan a gagné les élections anticipées avec près de 50 % des suffrages, soit 3 millions de voix de plus qu’en juin dernier. Le « Parti de la Justice et du Développement » (AKP) a cyniquement entrainé le pays dans le chaos pour se présenter comme le seul barrage à opposer au désordre.

Avec un taux de participation de 77 % (soit 10 points de plus qu’en 2012), les élections parlementaires catalanes du 27 septembre ont été une victoire pour les partis indépendantistes, bien qu’ils n’aient pas obtenu de majorité absolue en nombre de voix. Si la liste commune Junts pel Sí (JxSí, « Ensemble pour le oui ») arrive en tête, ses résultats stagnent en nombre de voix et baissent en pourcentage : 39,5 %. Elle perd 9 sièges (de 71 à 62) par rapport aux scores qu’avaient réalisés en 2012 les partis qui composent cette liste.

En moins de 24 heures, l’image du DRH d’Air France et sa chemise déchirée a fait le tour du monde. Le patronat et le gouvernement s’en sont servi pour matraquer l’opinion publique et faire passer les travailleurs d’Air France pour des « voyous », selon l’expression du Premier ministre. Sarkozy en a rajouté et a déploré la « chienlit », terme employé par De Gaulle en mai 68. Le spectre de mai 68 ressurgirait-il dans l’esprit de la classe dirigeante ?

L’annonce, par la direction d’Air France, de 2900 suppressions de postes est tombée comme un coup de tonnerre sur les salariés de cette grande entreprise. Ces dix dernières années, ils ont déjà consenti de nombreux sacrifices en termes de rémunérations et de conditions de travail. De nombreux postes ont été supprimés : les effectifs de l’entreprise sont passés de 65 000 en 2004 à 52 500 à ce jour. L’exaspération de nombreux salariés atteint des sommets, comme le montre par exemple la vidéo ci-dessous.

Cet article a été publié quelques jours avant le coup d'Etat le 17 septembre. Les élections prévues le 11 octobre sont reportées à une date ultérieure de cette année 2015, mais ce texte reste toujours pertinent.

Après avoir remporté les élections du 20 septembre, Tsipras affirme qu’il dispose désormais d’un mandat pour continuer la politique engagée cet été – c’est-à-dire une politique d’austérité drastique dictée par la troïka. Pourtant, sa coalition gouvernementale (Syriza-ANEL) a perdu 416 000 voix depuis les élections de janvier.

La crise des réfugiés met en évidence certaines des horreurs de la société capitaliste. Elle révèle aussi le contraste entre la solidarité élémentaire des travailleurs et les calculs froids, cyniques, des dirigeants bourgeois en Europe et au-delà.

Le 26 août, à la fin de la manifestation pour les 43 étudiants d'Ayotzinapa enlevés par l’État il y a 11 mois, la police de Mexico a attaqué un groupe de militants qui rentraient chez eux, en blessant plusieurs. Parmi eux se trouvaient des mères des étudiants d'Ayotzinapa ainsi que des dirigeants de la Gauche Socialiste (La Izquierda Socialista – section mexicaine de la TMI) et du CLEP (Comité de Lutte des Étudiants de l’École Polytechnique).

L'accord imposé à la Grèce dans les premières heures du 13 juillet, après une nuit entière de sommet européen, ne peut être décrit que comme une capitulation humiliante. La Grèce a, dans les faits, abandonné sa souveraineté à la Troïka en échange d'aides financières conditionnelles et de vagues promesses d’envisager, plus tard, une restructuration de la dette (mais pas son annulation). Cet accord ne fonctionnera pas. Il va détruire politiquement Tsipras et Syriza et plonger encore plus la Grèce dans la récession. De plus, il a révélé des fractures profondes au sein de l'Union Européenne.

La crise grecque approche de son dénouement. C’est un moment charnière pour les travailleurs de Grèce et de toute l’Europe. En janvier dernier, les élections ont été remportées par un parti qui a promis d’en finir avec l’austérité, responsable de la ruine du pays. La victoire de Syriza a suscité beaucoup d’espoir à travers l’Europe. Précisément pour cette raison, les dirigeants politiques de Bruxelles et Berlin ont décidé d’écraser le nouveau gouvernement grec, de l’humilier, de saboter son action – et finalement de le renverser.

Le dimanche 24 mai 2015 restera une date majeure dans l’histoire espagnole. Les élections municipales et régionales se sont tenues à travers toute l’Espagne (à l’exception de la Galice, de l’Andalousie, du Pays Basque et de la Catalogne, où seules des municipales étaient organisées). Le parti de la droite, le PP (Parti du Peuple), a été délogé de la plupart de ses bastions historiques. Mais le virage à gauche de la société espagnole est surtout illustré par l’essor du parti Podemos et des fronts électoraux qu’il a conduits. Ils ont gagné à Madrid, Barcelone, Zaragoza, Corogne, Oviedo, Cádiz… Dans la plupart des grandes villes, le Parti Socialiste (PSOE) – qui n’a de socialiste que le nom – a été dépassé par Podemos, et se trouve relégué au deuxième rang sur l’échiquier politique espagnol. C’est Podemos, désormais, qui détermine l’agenda politique.