« The ocean is rising, and we are too » [« les eaux se soulèvent, nous aussi »], pouvait-on lire sur une pancarte lors de la récente grève des jeunes pour le climat (#YouthStrike4Climate) à Londres. Partout dans le monde, des jeunes battent le pavé pour s’attaquer à l’enjeu le plus crucial de notre époque : la catastrophe climatique imminente. Lancées en Suède en août dernier avec les manifestations hebdomadaires d’une élève du secondaire, Greta Thunberg, les grèves des jeunes se sont rapidement propagées à l’échelle mondiale. Dans tous les pays, la situation est la même : une nouvelle génération radicalisée entre sur la scène politique et demande une intervention et un changement de système pour empêcher la destruction de l’environnement.

La joie a envahi les rues des villes d’Algérie, lundi, après l’annonce tant attendue : Bouteflika renonce à briguer un cinquième mandat. C’est une grande victoire pour le mouvement de masse qui s’est développé depuis le milieu du mois de février.

En février dernier, une grève générale paralysait Haïti. Elle était dirigée contre la pauvreté croissante des masses et la corruption avérée du gouvernement. Ce mouvement prolonge la grève générale de l’été 2018 (contre l’augmentation du prix de l’essence) et les manifestations massives provoquées, en novembre dernier, par un énorme scandale de corruption impliquant directement le gouvernement.